Conferencia: canciones comprometidas y memoria de la Transición

Conférence : chansons engagées de la Transition espagnole


Le vendredi 6 mars à 18h30, ELE USAL Strasbourg vous propose une conférence pour découvrir (ou redécouvrir) les chansons qui ont marqué la Transition espagnole. C’est une activité culturelle idéale si vous étudiez l’espagnol à Strasbourg, si vous vous intéressez à l’histoire contemporaine de l’Espagne ou si vous souhaitez enrichir votre vocabulaire et vos références culturelles à travers la musique.

– Où : ELE USAL Strasbourg — 9 Rue Saint-Aloïse, 2ème étage, 67100 Strasbourg

– Places limitées : confirmez votre participation en écrivant à info@strasbourg-eleusal.com

 

Repère historique : Vitoria, 3 mars 1976

 

Conferencia: canciones comprometidas y memoria de la Transición - Vitoria

 

La conférence s’appuie sur un fait historique : le 3 mars 1976, dans l’église Saint-François-d’Assise (Zaramaga, Vitoria-Gasteiz), une assemblée ouvrière s’est tenue dans un contexte de grève et de conflit social. Environ 4 000 personnes se sont réunies à l’intérieur et, lors de l’évacuation, des gaz lacrymogènes ont été utilisés ; à la sortie, il y a eu des charges avec des balles en caoutchouc et des tirs à balles réelles, faisant cinq morts, dont Francisco Aznar Clemente, 17 ans.

Le conférencier expliquera également pourquoi, à cette époque, de nombreuses réunions se tenaient dans des églises : le BOE rappelle que les temples étaient utilisés comme lieux de réunion « théoriquement protégés » par le concordat en vigueur, même si ces activités n’étaient pas protégées par la loi. Dans ce contexte, le Concordat de 1953 affirmait l’inviolabilité des lieux sacrés et limitait l’entrée des forces de l’ordre sans autorisation ecclésiastique compétente (sauf en cas de « nécessité urgente »).

 

Musique pour écouter l’histoire

 

– Joaquín Sabina — Adivina, adivinanza: jeu verbal et ironie ; un exemple de la manière dont la critique sociale peut s’exprimer à travers des symboles et des doubles sens.

 

 

– Jarcha — Libertad sin ira: chanson clé pour comprendre le climat émotionnel de l’époque ; liberté et coexistence comme message central.

 

 

– Lluís Llach — Campanades a morts: œuvre de deuil et d’hommage liée aux événements de Vitoria ; la musique comme mémoire publique.

 

 

– Ana Belén — España, camisa blanca de mi esperanza: émotion et identité ; un regard plein d’espoir vers un avenir différent.

 

 

– Gente del pueblo — Pan, trabajo y libertad: revendication directe ; travail et dignité au premier plan.

 

 

-Vino Tinto — Habla pueblo habla: exemple de chanson liée au langage politique de la participation et de la voix collective.

 

 

– Luis Eduardo Aute — Al alba: registre intime et poétique, associé au souvenir de la douleur et de la répression, sans besoin de slogans.

 

 

– Carlos Cano — Murga de los currelantes: critique sociale populaire ; humour, tradition et dénonciation.

 

 

– José Antonio Labordeta — Canto a la libertad: chanson d’encouragement collectif ; conclusion parfaite pour envisager la musique comme un horizon commun.

 

À propos du conférencier

 

Agustín Alarcón est né à Séville pendant la Transition, fils d’un exilé revenu peu avant et d’une mère française. À Strasbourg, il a organisé pendant dix ans des réunions à la Maison de l’Amérique Latine et a développé un cycle de conférences sur la chanson engagée depuis la Seconde République jusqu’aux périodes ultérieures.

 

Informations pratiques

 

– Quand : vendredi 6 mars, 18h30

– Où : ELE USAL Strasbourg — 9 Rue Saint-Aloïse, 2e étage, 67100 Strasbourg

Capacité d’accueil : limitée (il est indispensable de nous envoyer un e-mail pour confirmer votre place)

– Confirmation: info@strasbourg-eleusal.com

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